Messages Contemporains par Auteur
Jeanne d’Arc
Jeanne d’Arc est u personnage illustre du 15ème siècle. Elle est née à Domrémy, un village de la vallée de la Meuse en 1412 et elle est décédée, brulée vive, à Rouen en 1431. Elle n’était pas une pauvre bergère mais la fille de paysans aisés. Bien qu’elle n’ait pas fréquenté l’école, elle reçut une éducation soignée au sein de sa famille et de sa paroisse.
Vers l’âge de 13 ans, Jeanne d’Arc affirme entendre des « voix » qu’elle identifie à des saints, comme sainte Catherine et sainte Marguerite, qui l’inviteraient à se montrer plus vertueuse et à se préparer à une mission particulière.
Au départ, ces expériences restent intérieures et ne se traduisent pas immédiatement par une action politique ou militaire, mais elles renforcent sa conviction qu’elle a un rôle à jouer dans le salut du royaume de France.
Peu à peu, ces « voix » lui demanderaient, selon ses propres déclarations, d’aller trouver le dauphin Charles, de délivrer la ville d’Orléans assiégée par les Anglais, puis de conduire le prince à Reims pour y recevoir le sacre royal.
Avant d’approcher le dauphin, Jeanne d’Arc doit d’abord convaincre des seigneurs locaux, car elle ne peut pas se présenter seule à la cour, et c’est pourquoi elle se rend à Vaucouleurs en pour rencontrer le capitaine Robert de Baudricourt.
En février 1429, Jeanne d’Arc arrive à la cour du dauphin Charles, repliée à Chinon, et la scène de la rencontre est devenue célèbre, car la tradition raconte que le prince se serait dissimulé parmi ses courtisans pour tester la jeune fille. Malgré ce stratagème, Jeanne l’aurait reconnu immédiatement.
Avant de laisser Jeanne d’Arc participer aux opérations militaires, la cour ordonne donc des enquêtes sur sa moralité et sa foi, en particulier à Poitiers, où des théologiens et des juristes examinent son cas afin de vérifier qu’elle ne relève pas de la sorcellerie ou de l’hérésie.
Une fois acceptée, Jeanne d’Arc reçoit une armure, un étendard et une petite troupe, ce qui transforme totalement son statut social, puisqu’elle passe de simple paysanne à figure publique au cœur des décisions militaires du royaume de France.
Lorsque Jeanne d’Arc arrive aux abords d’Orléans au printemps 1429, la ville est encerclée par plusieurs bastilles et fortins anglais qui coupent les voies de communication, cependant les défenseurs tiennent encore bon derrière leurs remparts et attendent un secours décisif. Jeanne insiste pour entrer elle-même dans la cité.
Après le succès d’Orléans, Jeanne d’Arc insiste pour que l’on ne se contente pas de cette victoire locale, et elle encourage le dauphin à entreprendre une campagne vers le nord-est afin de rejoindre la ville de Reims, où les rois de France sont traditionnellement sacrés.
La progression de l’armée vers Reims se fait donc autant par la diplomatie que par la force, et la présence de Jeanne d’Arc, affichant son étendard aux côtés des troupes, contribue à convaincre de nombreux habitants que le temps est venu de reconnaître officiellement Charles VII. Le sacre a finalement lieu à Reims en juillet 1429.
Après le sacre de Reims en 1429, la situation militaire reste pourtant fragile, et les succès de Jeanne d’Arc ne suffisent pas à mettre définitivement fin à la guerre de Cent Ans entre la France et l’Angleterre.
Au printemps 1430, Jeanne d’Arc participe encore à des opérations militaires, notamment autour de la ville de Compiègne, qu’elle tente d’aider à défendre contre les troupes bourguignonnes alliées aux Anglais. Lors d’une sortie hors des remparts, elle est encerclée puis capturée.
Une fois livrée aux Anglais, Jeanne d’Arc est emprisonnée à Rouen, grande ville contrôlée par eux, et un procès est organisé sous la direction de l’évêque Pierre Cauchon, proche du camp anglo-bourguignon.
Le 30 mai 1431, elle est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen, et ses cendres sont dispersées dans la Seine, car ses juges veulent empêcher la formation d’un culte autour de ses reliques, même si, paradoxalement, ce supplice renforce encore sa future renommée.
